Un service 24 heures sur 24 en santé mentale pour les jeunes

MONTRÉAL, 21 septembre 2015 |  Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a inauguré un nouveau service à l’hôpital Rivière-des-Prairies, pour les jeunes de 6 à 18 ans aux prises avec un problème de santé mentale.

«On peut les recevoir dans un milieu qui est à la fois serein, apaisant, sécuritaire. On est en mesure de les faire voir par des pédopsychiatres qui peuvent les évaluer rapidement», a expliqué Sébastien Colette, pédopsychiatre à Rivière-des-Prairies.

Les enfants pourront donc être évalués en urgence sept jours sur sept dans un milieu adapté à leur réalité. Vingt-neuf pédopsychiatres et une vingtaine d’autres professionnels assurent le service.

Le service dessert tout l’est et le nord de la métropole, ainsi que Laval. Un bassin potentiel de 200 000 enfants. Une quinzaine de jeunes y ont été évalués depuis deux semaines.

«La plupart des enfants qui ont été vus sont dans la tranche d’âge 15 à 18 ans. Dans certains cas, on parle de problèmes de santé mentale comme des psychoses, mais aussi des troubles du comportement, des choses non diagnostiquées», note Dr Pierre Gfeller, PDG de Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du nord-de-l’île-de-Montréal.

Environnement approprié

Pour le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, il s’agit là du résultat des efforts d’optimisation demandés au réseau.

«On vient de donner à la clientèle pédiatrique un accès garanti à ce service-là, dans un environnement approprié», mentionne-t-il.

«Les enfants et les adolescents qui avaient des besoins de consultation en pédopsychiatrie étaient vus dans les urgences médicales primaires, donc, souvent dans des corridors, sur des civières, dans des milieux où il y avait peu de confidentialité, peu de sécurité pour des jeunes qui, souvent, étaient en crise avec des idées suicidaires, ou encore certains comportements agressifs», ajoute Gaétan Barrette.

Mais plusieurs employés se disent inquiets de l’implantation de ce nouveau service.

«Actuellement, on fonctionne avec une unité d’autisme, comparé à trois, il y a deux ans», explique Gilles Renaud du syndicat des professionnels et des techniciens de l’hôpital Rivière-des-Prairies.

Source : Agence QMI